
Des énergies extrêmement réduites ainsi qu'une
réserve d'efficacité additionnelle sont les conditions
pour une augmentation possible du taux de survie en cas d'arrêt
cardio-circulatoire.
Cette notion a été présentée la 1ère
fois dans une étude exhaustive qui vient de paraître. Cette
étude montre que dans les conditions réelles de défibrillation
précoce, c'est à dire pour un cœur malade et ischémié,
le seuil d'efficacité, s'élève de façon
notable, et qu'en même temps le seuil de vulnérabilité
s'abaisse. La conséquence en est qu'il arrive assez fréquemment
que le choc que l'on applique soit encore situé en-dessous du
seuil d'efficacité, alors qu'il est déjà au-dessus
du seuil nocif.
Ceci est l'explication la plus plausible des taux de survie très
faibles observés pour des victimes d'un arrêt cardio-vasculaire
malgré la défibrillation semi-automatique. En Europe par
exemple, ce taux (survie sans séquelles après fibrillation
ventriculaires en DSA) est en général significativement
au dessous de 10%. EN ce qui concerne les études cliniques actuelles
de défibrillation pré hospitalière en conditions
réelles avec les ondes biphasiques de faible énergie existantes,
elles montrent bien un taux de défibrillations efficaces plus
élevé pendant une courte durée immédiatement
après le choc, mais aucune amélioration du taux de survie
proprement dit des patients par rapport aux ondes monophasiques. Les
résultats de défibrillation pré hospitalière
avec les ondes biphasiques existantes sont de ce fait encore à
considérer avec des réserves. La solution de ces différents
problèmes et constats, qui ressortent de l'étude citée
plus haut, est, que c'est uniquement au moyen d'énergies extrêmement
réduites et impérativement associés à une
réserve d'efficacité additionnelle, qu'il est possible
d'espérer augmenter les taux de survie en défibrillation
pré hospitalière.
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